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24 janvier 2009

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Voici les sites qui parlent de la crise de confiance dans la finance :

Commentaires

fr

- d'abord, notez que ces spreads sont extremement contracycliques, donc le pattern recent n'est pas inhabituel, au moins qualitativement
(cf eg
http://theroxylandr.files.wordpress.com/2008/03/researchstlouisfedorg2.png
)

ensuite, trois raisons pour que le spread augmente:

- les agents demandent des primes de risques + elevees, en raison d'une perception d'un risque + grand ou d'une aversion au risque + elevees; dc meme quantite de risque (ce qui est mesure par moody's ou s&p = prob de defaut), mais le prix du risque est +eleve.

- ensuite, les corporate bonds sont peu liquides et dc en periode de crise de liquidite les investisseurs demandent des primes + elevees.

- enfin, il y a effectivement peut-etre un risque de defaut + grand qui n'est pas encore incorporé dans les ratings. (d'une certaine facon, il faudrait downgrader tout le monde...)

Etienne Wasmer

Votre graphique des niveaux écrase un peu les écarts et il n'est pas certain que ces écarts suivent le cycle, auriez-vous par chance les mêmes séries rapportées aux bons du Trésor américain (la différence entre les séries 1&2 et la 3)? Mon point est que cette différence devrait peu varier, sauf si la confiance dans les agences diminue.

fr

pas d'accord sur l'interpretation de "perte de confiance dans les agences".
au contraire, (pr le meilleur et pr le pire), les marches continuent de suivre les agences.

graphes:

http://www.frbsf.org/publications/economics/letter/2004/el2004-36a.gif

et il y en a un joli p57 de ce papier
http://www.mit.edu/~huichen/research/cap_jan08.pdf


pr comprendre ces graphes:

les agences reportent une probabilite de defaut.

le spread est environ la proba de defaut * la difference (expected) d'utilite marginale entre l'etat de defaut et non-defaut.

le second terme peut varier sans que le premier varie...

LB

L'augmentation des spreads est également dû à un phénomène de fuite vers la liquidité, et il n'y a rien de plus liquide que les lignes d'obligations des Trésors occidentaux !

On le voit d'ailleurs sur les spreads entre obligations d'Etat en zone Euro : à rating égal, la taille du pays (et donc de sa dette en valeur absolue) est un paramètre important, les petits pays étant fuits. De plus, une concentration de la dette sur un plus petit nombre de lignes obligataires est également un point positif actuellement pour les investisseurs.

Enfin, le Bund allemand, référence pour les spreads en zone Euro, bénéficie de surcroit d'un marché futur organisé relativement profond, ce qui le rend d'autant plus attrayant.


En résumé : la seule fuite vers la qualité de crédit n'est pas forcément le seul élement significatif en ces temps troublés ;)

Mr. Pacontan

Merci de m'avoir ruiné mon samedi matin en me faisant lever à 6h pour calculer des dérivées d'équations de demande inverse d'abattage de poules de Cournot.

J-C Trichet

Il va falloir que je planque mon élevage de poules, je risquerai de me les faire embarquer par l'AMF!

.

On est un peu tous trop-mathisés par ce matin mais est-ce le bon endroit pour s'exprimer?

Etienne

Jean-Claude, excellente private joke. Iriez vous jusqu'à interdire la titrisation des poules?

Sven Persson

J'ai rattrapé votre e-cours sur la théorie des jeux! Fort instructif !
Deux points restent cependant obscurs, une stratégie coup droit-revers-coup droit en tit-to-tat est-elle pareto-efficace ?
A l'infini, un échange de tennis parvient-il à un équilibre de Nash ? même si l'un des joueurs raisonne en backward induction ?

Question subsidiaire: Sur un terrain anglais réglementaire avec 4 joueurs. Pensez-vous que les conditions sont réunies pour voir apparaitre un jeu de coopération dans lequel les 4 agents se relaieraient pour tondre une surface identique de gazon ?
Le vainqueur du set précédent n'aurait-il pas alors une crédibilité suffisante pour se déclarer leader de Stackelberg et tondre une surface inférieure à celle de ces partenaires ?!

Quand vous voulez au TC du jardin du Luxembourg ! Don't be the first to defect !

Pers Svensson

Un livre de jardinage serait plus utile pour répondre à tout cela que la théorie des jeux...
Mais comme le tennis est un jeu fini, on peut raisonner en backward induction et faire défection dès le premier service croisé sur le revers, en visant la tête de l'adversaire.

Etienne, mon doux Etienne, mais pourquoi tant de haine ?
Une génération entière de politiciens brillants vous en veut, et Dieu sait que les politiques ont la mémoire aussi longue que le bras !
Good night, and good luck

Etienne

Aucune haine, vous vous trompez, tout le contraire, de l'estime pour le talent. L'examen intermédiaire était très réussi et il est normal d'essayer de monter le niveau. Quant à vous, faites votre examen de conscience: est-il normal d'écrire ce genre de chose à un de ses professeurs? C'est au fond un peu inquiétant, au pays de Voltaire et des lumières. Quoi, un examen un peu difficile et toutes ces réactions? Donc il faut donner des examens trop faciles pour avoir la paix? Est-ce cela, toute l'estime que vous portez à vos enseignants ? Allez, du calme, un bain chaud et surtout de la concentration sur les épreuves à venir. Et bien sûr que la correction tiendra compte de la difficulté, c'est la règle du jeu.

Moi aussi j'ai raté votre examen...Mais je désapprouve toutes ces réactions excessives sur votre blog.
J'ai beaucoup apprécié vos cours et en ai surement retiré une nouvelle facon de raisonner qui me sera toujours utile.
Continuez de vous donner du mal pour nous, peut-etre qu'un jour cette "entière génération de politiciens brillants" vous en sera reconnaissante !

Un carnage très pédagogique...Vous démontrez à quel point il faut du nouveau dans notre maison.

Sans doute les plus "touchés" sont nos correcteurs qui n'auront qu'à corriger la ( petite) moitié du sujet ou une longue mais marrante "pêche aux points".

Plus de chance pour les générations futures ( désormais averties)!

Cochon qui s'en dédit

Mr Wasmer,

J'ai lu sur la page Google du cours 2008-2009 (que je lisais avec plaisir) un message indiquant vous étiez contre la dissertation, à notre niveau, et que vous la jugiez comme étant un bon exercice, mais pour des gens ayant une vaste idée de ce qu'était l'économie, c'est à dire en 4ème ou 5ème année. Vous sous entendez donc que nous n'en avons qu'une petite idée, et c'est bien normal, car la grande majorité d'entre nous n'avaient jamais suivi le moindre cours d'économie avant Septembre 2008.

Toutefois, vous semblez juger cohérent de donner plus d'un tiers d'exercices quasi exclusivement mathématiques à des élèves qui viennent indifféremment des filières L, ES, et S, dans un établissement peuplé de littéraires.

Les réactions sur Facebook ou ailleurs (on ne réunit pas 40% des élèves d'une promo en moins de 24 heures par hasard) sont d'autant plus grandes que, comme vos évaluations vont sans doute le montrer, vous jouissiez d'une grande popularité parmi les élèves.

Je pense que vous aviez calculé votre coup (le message avant la partie C : je n'ai jamais vu un examen ou on nous dit de ne pas se décourager et d'aller gratter des points, avec tout ce que cela sous entend sur la faisabilité de la chose) et que vous êtes loin d'être irresponsable : nous avons simplement l'impression d'avoir servi de groupe de traitement pour une de vos expériences contrôlées sur la résistance des élèves de Sciences-Po à la chose mathématique.

Si c'est le cas, nous vous demandons pour la prochaine fois un peu plus de franchise, et d'introduire si vous le souhaitez (après tout ce serait normal en économie) un exercice de mathématiques appliquées, en nous prévenant, et en consacrant par exemple un ou deux cours à l'utilisation des mathématiques, pour que le message soit clair.

Merci.


PS : La plupart d'entre nous n'ont pas les moyens, à Paris, de se payer des logements ou il y a une baignoire. Par conséquent pas de bain chaud mais seulement des douches, qui viennent s'ajouter à celle (froide) d'hier matin.

Cochon qui s'en dédit

Mr Wasmer,

J'ai lu sur la page Google du cours 2008-2009 (que je lisais avec plaisir) un message indiquant vous étiez contre la dissertation, à notre niveau, et que vous la jugiez comme étant un bon exercice, mais pour des gens ayant une vaste idée de ce qu'était l'économie, c'est à dire en 4ème ou 5ème année. Vous sous entendez donc que nous n'en avons qu'une petite idée, et c'est bien normal, car la grande majorité d'entre nous n'avaient jamais suivi le moindre cours d'économie avant Septembre 2008.

Toutefois, vous semblez juger cohérent de donner plus d'un tiers d'exercices quasi exclusivement mathématiques à des élèves qui viennent indifféremment des filières L, ES, et S, dans un établissement peuplé de littéraires.

Les réactions sur Facebook ou ailleurs (on ne réunit pas 40% des élèves d'une promo en moins de 24 heures par hasard) sont d'autant plus grandes que, comme vos évaluations vont sans doute le montrer, vous jouissiez d'une grande popularité parmi les élèves.

Je pense que vous aviez calculé votre coup (le message avant la partie C : je n'ai jamais vu un examen ou on nous dit de ne pas se décourager et d'aller gratter des points, avec tout ce que cela sous entend sur la faisabilité de la chose) et que vous êtes loin d'être irresponsable : nous avons simplement l'impression d'avoir servi de groupe de traitement pour une de vos expériences contrôlées sur la résistance des élèves de Sciences-Po à la chose mathématique.

Si c'est le cas, nous vous demandons pour la prochaine fois un peu plus de franchise, et d'introduire si vous le souhaitez (après tout ce serait normal en économie) un exercice de mathématiques appliquées, en nous prévenant, et en consacrant par exemple un ou deux cours à l'utilisation des mathématiques, pour que le message soit clair.

Merci.


PS : La plupart d'entre nous n'ont pas les moyens, à Paris, de se payer des logements ou il y a une baignoire. Par conséquent pas de bain chaud mais seulement des douches, qui viennent s'ajouter à celle (froide) d'hier matin.

Amusant, très amusant même de voir que ce sont les même qui aujourd'hui se plaigne d'avoir été mis au devant d'un partiels difficile et qui hier revendiquaient le maintien du concours au nom de la compétence, de l'élitisme...
Mes amis soyez logique avec vous même, soyez en phase avec la qualité que vous revendiquez: l'Excellence.

L'excellence ne consiste pas a entrer dans cette institution pour ne rien y faire et surtout pour se plaindre lorsqu'une épreuve est un peu difficile. L'excellence, c'est encore moins critiquer- si ce n'est pas insulter- un professeur qui s'est démené pour ces étudiants.

L'excellence, notre excellence, c'est être capable de nous adapter et de surmonter des difficultés. L'excellence, c'est être capable d'admettre son propre échec sans faire étalage de tout son ressentiment, sans désigner un coupable.

Ne soyons pas lâche, et félicitons M. Wasmer pour le travail accompli. Et, si critique doit être faite- ce qui doit être le cas- qu'elle soit faite dans un esprit constructif et non emplie d'un ressentiment puéril.

Etienne Wasmer

A tous: merci pour les appréciations sympathiques. Mon conseil: gardons notre énergie pour la suite et notamment les examens à venir. Il serait absurde de présenter ceci comme un combat maths/pas de maths, ce n'est pas digne de ce que nous attendons de l'établissement.

Plus en détail, je veux relever quelques inexactitudes:

"Toutefois, vous semblez juger cohérent de donner plus d'un tiers d'exercices quasi exclusivement mathématiques à des élèves qui viennent indifféremment des filières L, ES, et S, dans un établissement peuplé de littéraires." Il y a 7% d'étudiants en provenance de L, et il y a 7 des 30 points de cette partie et encore en comptant large, où un calcul était demandé. Le reste consistait à donner les intuitions des résultats dont la plupart étaient rappelés ou poser des équations du style Profit=Q*p(Q)-C(Q)-F. Et toute la partie duopole avait été longuement abordée en cours. Sept points sur trente sur la demi-partie, cela fait si je ne m'abuse 7/30*10=2.33 points sur 20; exactement dans la marge que j'avais fixé au début de l'année. On a tous nos défauts, mais je dis ce que je fais et je fais ce que je dis.

Surprise il y a eu (et vous savez maintenant des cours de théorie des jeux pourquoi il en faut) mais sur la forme, pas sur le fond.

Dernière chose: "nous avons simplement l'impression d'avoir servi de groupe de traitement ". Non, cela jamais. Vous êtes nos étudiants et nous vous respectons, pour ne pas dire que nous admirons vos qualités. Cela ne suffit pas à garantir 18/20 à chaque examen, mais l'inverse serait un manque de respect envers vous.

LB

Monsieur Wasmer,

Je crois qu'aucun étudiant de sciences po ne peut se déclarer contre une hausse du niveau, meme en économie. Mais vous parlez de respect alors que vous n'avez pas fait en sorte que les maitres de conférences nous entrainent à un sujet difficile et mettent l'accent sur les mathématiques (pas un seul calcul de dérivée pour ma part, rien de plus élaboré que des calculs de pourcentages); Votre décision unilatérale et subite d'augmenter les attentes en ce qui concerne votre matière est un manque de respect envers des élèves qui ont véritablement préparé cet examen (puisque non, personne ne s'attend à ce que vous mettiez 18 à la moitié de la promo) mais qui n'avaient pas les moyens avec l'enseignement qu'ils ont réçu de le réussir.

Cam

M. Wasmer,
Cet examen était effectivement difficile comparativement à celui de l'année dernière, et donc inattendu.
Cependant, quand je relis le galop de mi-semestre de l'année dernière, je ne peux m'empêcher de me demander à quoi il a pu servir : vérifier que les élèves avaient des connaissances ? Pas vraiment. Qu'ils avaient au moins appris leur cours ? Même pas. Trier ceux qui avaient le niveau de ceux qui ne l'avaient pas ? Encore moins.
Ceux qui prétendent que le niveau demandé l'année dernière était un niveau convenable ne font selon moi que défendre leurs intérêts personnels, c'est-à-dire le travail minimum pour un résultat maximum.
La micro telle qu'on nous l'enseigne est une matière non discriminante socialement : à peu près tout le monde part de zéro en première année. Celui qui apprend son cours et s'entraîne peut tout aussi bien réussir que les autres, quelle que soit sa culture ou son origine sociale.
Est-ce donc cela qui révolte les élèves ? Se retrouver face à une matière où ils n'ont pas d'avantage sur les autres, où ils vont devoir travailler comme n'importe qui ?
Sciences Po a la réputation d'une école où il est difficile d'entrer, mais où par la suite on ne fait plus rien. Il est peut-être temps que ça change. La seule critique que l’on peut faire porte sur l’aspect assez brutal du changement, qui aurait pu se faire avec une montée progressive des exigences. Mais sur le fond, la démarche est bonne ; et sur la forme, courageuse.
Bravo, donc.

Félix

Tout d'abord, on ne peut pas faire un examen qui correspond parfaitement aux tous niveaux existants dans la promo. Il y a toujours ceux qui sont heureux de voir plus de maths et ceux qui ne l'aime pas.
En tout cas, l'examen était difficile mais faisable et en plus, comme Prof. Wasmer a souligné, le pourcentage de maths n'était pas tellement important. Partie A et B qui valent 30 points ne comportaient pas de tout les maths, et dans Partie C, c'etaient les exercises litteraire qui ont offert la plupart de points.

Un petit appel constructive à vous, Professeur Wasmer:
Il faut un correspondance plus approfondi entre votre équipe et les maîtres de conférence pour atteindre mieux vos exigences.
Vous pourriez aussi nous donner les exercises de maths avec les corrections pour que nous puissions nous entrainer.
En même temps, il me semble pertinent de créer des tutorats optionnels qui se focalise spécifiquement sur l'économetrie et peut-être sur ces exercises fournis
. La pétite introduction dans les matières au début de semestres pendant le stage de terrain ne sert à rien, si on ne continue pas de pratiquer les derivés et le fonctions régulièrement.

Enfin, je suis d'accord avec vous d'augmenter les maths, parce que la manière de raisonnement mathématique logique nous aide à raisonner dans beaucoup des autres matières.

Vincent

Monsieur Etienne Wasmer,

Tout d'abord je tenais à vous dire que j'apprécie réellement votre cours et votre matière d'enseigner.

Pour revenir à l'examen, je ne pense pas que le problème soit celui de sa difficulté ou de mathématisation mais sa difficulté réside dans la différence de contenu entre votre cours magistral et ce qui était demandé hier. Lors du précédent examen, maîtriser votre cours suffisait à traiter l'intégralité du sujet. Hier j'ai eu l'impression qu'il nous manquait quelque chose.. Par exemple en cours vous nous avez dit que la demande inverse est égale à p(Q) or vous ne nous avez pas précisé comment la retrouver à partir d'une fonction d'offre. Votre cours nous fournissait l'intégralité de l'intuition économique mais il nous a manqué le raisonnement mathématique. Peut être était-on supposé voir cela avec nos maîtres de conférences ce qui n'a pas été mon cas, ce qui n'a vraisemblablement pas été le cas de beaucoup d'étudiants. Je pense que la difficulté de l'exercice se trouve ici.

Je ne sus surement pas le mieux placé pour vous adresser de tels reproches mais je tenais à exprimer ici notre sentiment face à l'examen.

Etienne Wasmer: j'étais assez d'accord avec le cochon qui s'en dédit (on aura tout vu dans les pseudos) sur certains points de son argumentation. Merci donc de votre réponse.
Seulement, vos calculs sont très... mathématiques. 2,33 points d'accord mais pendant l'exam, on ne fait pas le calcul. On voit juste qu'on vient de ne pas répondre à plein de questions, que du coup, on perd la logique de l'exercice et, par conséquent, les intuitions sont plus difficiles à exprimer.
De plus, le bon élève en éco ne vient pas pour gratter des points mais pour ne pas en perdre. Alors il veut répondre à toutes les questions il passe un peu de temps à comprendre les calculs. Au final il réussit moyennement les calculs et répond aux questions de cours (ou d'intuition) rapidement, faute de temps.
Celui, moins ambitieux qui s'est contenté d'apprendre le glossaire abandonne les calculs mais passe du temps à rédiger les questions de cours.
Résultat: certains types 2 obtiennent de meilleures notes que les types 1 et on est tous dans la même piscine... Ce qui n'est pas le but, on cherche plutôt un équilibre séparateur, non? Là, les seuls séparés sont les quelques brillantissimes auxquels je présente mes respects.

btw, une dernière question: y aura -t- il un corrigé?

Cordialement

Marc Blanchet

Bonjour Mr Wasmer,

Comme à peu près tous vos étudiants, j'ai apprécié vos cours, pas votre examen.

Je suis d'accord pour monter le niveau d'un cran à Sciences Po mais l'examen, je pense, n'était pas à la portée de l'élève moyen même s'il a travaillé régulièrement tout au long du semestre.
- Le QCM : celui de l'année dernière ne pénalisait (si ma mémoire est bonne) que de 2/3, cette année il s'agissait de -1 ou -2.
- La partie C : peut être seulement 2.33 points pour les maths et le reste d'équations faciles avez-vous dit : "faciles", peut-être pas pour ceux qui sortent de filière littéraire déjà, mais surtout pas "faciles" étant donné que si vous bloquiez à un calcul, vous pouviez assez difficilement faire les 4 questions suivantes malgré l'"intuition économique".

De plus, peu de rapport avec le galop : a quoi sert-il s'il ne nous prépare pas? Bien sûr, je suis conscient que vous n'allez pas nous mettre les mêmes questions mais au moins trouver un raisonnement similaire et non économique (galop) contre raisonnement mathématique (examen) (en schématisant un peu, certes).

Parce que ici, calculer des dérivées, retrouver les formules etc. cela change de l'année dernière avec : si les USA désarment, que vaut-il mieux pour l'URSS (autant dire : indication : regarder que 3<4 et je pense que tout le monde à le niveau mathématique suffisant).

Qcm plus sévèrement noté, examen mathématiques, pas de "question bonus" pour se rattraper comme l'année dernière : rehausser le niveau oui, mais nous ne sommes pas en maths sup.

Je tiens quand même à signaler que cet examen ne change rien à la qualité de vos cours et à l'intérêt que je porte à votre matière.

Cochon qui s'en dédit

Merci pour votre réponse Mr. Wasmer !

Concernant les littéraires, je me suis mal exprimé et je m'en excuse : je ne parlais pas des seuls élèves issus de la seule filière L au bac mais d'élèves ayant un "profil littéraire".

Bien que cela soit assez obscur et difficile à définir, il est encore plus difficile de ne pas se rendre compte que la plupart des élèves de Sciences Po préfèrent les sciences humaines aux sciences exactes, et qu'une partie des titulaires d'un bac scientifique à Sciences Po ne forcément allés en S pour leur amour de la science mais parce qu'on leur a martelé depuis de nombreuses années que c'est là que devaient aller les bons élèves (c'est un autre débat)...ce qui explique beaucoup de réactions épidermiques (dont la mienne) à la simple vue d'une équation. Ce partiel alimente en tout cas la question de la double culture que nous sommes censés acquérir...


J'ai rendu un bon tiers de copies blanches. Je suis pourtant convaincue que l'exercice C était tout à fait faisable...
A condition d'avoir les outils nécessaires : des conférences utiles, efficaces, avec
des exercices nombreux et semblables à ceux proposés à l'examen. Pourquoi nous donner à lire 50 pages en anglais d'approfondissement quand nous avons besoin de maîtriser les bases ?
Je suis d'autant plus amère qu'avec mon bac L sans option maths et le maître de conférences qui était le mien, j'estime très, très difficile de valider cette épreuve, même avec beaucoup de bonne volonté.

Bref, je crois que le problème est surtout du côté de la coordination avec les conférenciers et du contenu des conférences.

Alors, plusieurs choses :
- Malgré l'anonymat que procure le Net, je tiens à m'excuser de mon poème d'hier soir ; c'était une touche d'ironie sur Sciences Po et nos avenirs prétendus. Toutes mes excuses

- Marc Blanchet, pour le QCM il était aussi équitable que les autres années, puisque il a été encore élaboré de façon à ce que son "espérance" mathématique soit nulle ( si on répond au hasard, loi des grands nombres et on doit avoir globalement un score nu, donc deux choix à une réponse = +2 -2, quatres choix = +2 -2/3 )

L'examen :

- D'abord, le fossé entre celui de cette année et celui de l'année précédente, notamment au niveau des questions sur la théorie des jeux : tout de même excessivement facile l'an dernier, cette année plus difficile .. d'ailleurs je crois qu'il y avait une faute dans l'énoncé de la dernière stratégie ( q1 = q1 fois qqc ). De même pour l'exercice de données empiriques.

- On ne demande pas d'avoir 18, on demande que notre travail paie. Et face au fiasco de samedi, même si la correction est très large, le sentiment d'incompréhension face à l'énoncé restera.

- Enfin, critiquable aussi, l'esprit Bac S de mathématiques, genre les questions se suivent et il devient très vite difficile de s'y retrouver si on n'a pas su faire le début ( exemple avec la question sur le calcul de la quantité optimale de prod du monopole )

- Très important aussi, le manque de cohérence entre l'enseignement en conf de méthode et celui du cours magistral : en quoi nos commentaires d'actualité et nos études de textes, alors qu'elles occupent une grande partie du temps de conf, ont-elles été réutilisées pour l'examen ? Dans ma conf, nous n'avons jamais évoqué la plupart du contenu de l'examen ( duopole de Cournot-Nash, questions de cours ... )

poitevin

J'estime que les maîtres de conférence à Paris ne sont pas très bons, dans ce cas. À Poitiers, nous avons abordé tous les concepts, fait des dérivés (même les littéraires!), pas de commentaires d'actualité ou d'études de textes mais plutôt des exercices (envoyés par Paris, donc même source pour tous..). L'examen était dur mais absolument faisable pour ceux qui maîtrisent les conceps économiques et n'étaient pas allérgiques aux maths.

Seul reproche à M. Wasmer : vérifiez l'ortographe du glossaire.. on écrit "quelle que" et autres et pas toujours "quelque"..

déception

j'ai fait un bac S, c'est pas pour çà que je suis bon en maths, ni que ces dernières m'ont aidé pour l'exam, loin de là... Si je suis allé en S, ce n'est pas par amour des maths et le fait d'avoir choisit SciencesPo. en témoigne.. SP essaye par tous les moyens de nous faire ingurgiter des maths, alors soit, que les conférences et les cours magistraux suivent: ce n'est pas avec quelques formules, quelques démonstrations, sans exercices à côté que l'on pourra y arriver. D'autre part, la spécificité de SP c'est justement d'être une grande école, littéraire, sans maths, et perdre cette spécificité serait vraiment dommage... Et oui, je pense aussi que les profs de conf d'éco sont vraiment nuls à SciencesPo...

Etienne Wasmer

Ce commentaire sera donc le dernier. Et merci de respecter le travail des chargés de conférence, ils ne méritent pas ces commentaires. Ils travaillent dix fois plus que dans les facs. Pour une telle reconnaissance, c'est triste.

DO

Ich finde die deutsche Sprache ist hier total untervertreten.

** Je laisse quand même passer celui-ci, qui repousse les limites du délire comme on dit sur les blogs branchés (DS/ASI). Merci à l'auteur.**

campus délocalisé

Bonjour,
Et bien moi je l'ai trouvé très correct ce galop. et je ne suis pas une élève très bosseuse, je n'en ai pas fais plus que on me le demandais. mais j'ai bien appris votre glossaire, celà a amplement suffit pour la partie cours.
Ensuite je pense que notre maitre de conférence ici est très bon. Il nous a entrainé avec les maths nécessaires, des cours pratiques rien que sur les dérivés, ou sur les formules, et surtout des galops d'essais très difficiles: a coté de cela, le galop final ne paraissait pas du tout insurmontable.
Maintenant les élèves étonné qu'il ait fallu les utiliser, les formules mathématiques que vous nous donniez....
en tout cas merci pour ce semestre, à bientot

Gildas Zalio (élève de première année)

Monsieur Wasmer,

Je suis désolé de venir ajouter un commentaire à tous ceux qui ont subitement envahi votre blog (et on ne doit voir que la partie émergée de l'iceberg, l'autre partie ayant certainement dû être filtrée après avoir été lue avec douleur). Cependant, ce commentaire s'avère être, à mon avis, nécessaire. Je suis un des élèves que vous avez eu, dans la masse, et pourtant j'ai, comme bien d'autres, vraiment apprécié la vigueur et la passion avec laquelle vous nous avez transmis votre savoir. C'est le rôle d'un professeur. Et nous avons le droit de la critiquer. mais il s'agit d'une forme de contrat tacite, et exiger une contrepartie n'est pas de la science fiction. En échange des cours et des qualités, non seulement pédagogiques, mais aussi humaines, de notre professeur, il est normal que nous lui devions le respect. Il ne s'agit pas d'une relation unilatérale, M. Wasmer, vous n'êtes pas un produit de consommation qu'on rachète quand on l'aime bien et qu'on jette quand on n'en est plus satisfait. Non. Non, non et non, il y a des limites au manque de respect, et bien qu'Internet facilite la lâcheté, il ne faut pas en profiter pour se défouler et attaquer la vie privée (photos, attaques verbales à la personne même et non plus au professeur) de M. Wasmer. je trouve le comportement de certains des élèves de Sciences Po inadmissible. L'examen partiel a été difficile, d'accord, mais M. Wasmer ne nous a jamais promis qu'il serait difficile, il aurait pu tout aussi bien ne nous avertir de rien du tout, et aurait quand même été dans son bon droit ; il a eu la franchise de nous dire ce qu'il en était, et voilà comment nous le remercions. Pour ceux d'entre nous qui comptent avoir une place dans la politique à venir, je conseille d'apprendre à contrôler ses nerfs, ou au moins d'agir en êtres responsables, et le minimum en la matière est de signer le commentaire qu'on laisse. Sur ce, je suis bien conscient d'avoir un peu répété tout ce qui a été dit auparavant, mais j'avais moi aussi besoin de m'exprimer après avoir lu des propos aussi scandalisant de par leur injustice. D'autres commentaires méritent le respect, puisqu'ils sont écrit dans une optique de dialogue, et dans le cadre de discussions normales entre personnes civilisées. Si on veut vouloir être considéré comme tel, il faut consentir à un certain nombre de sacrifices, et la tenue nécessite de sacrifier un peu de nos pulsions naturelles. C'est ainsi. De plus, je suis certain que plusieurs élèves de première année de Sciences Po se sont déjà exprimés sur la perte de l'autorité parentale, sur l'enfant-roi en Chine, sur le manque de respects de jeunes gens qui sont laissés à eux-mêmes, et ont exprimé leur désaccord concernant ces dérives du respect. Et pourtant, ces gens, dont un certain nombre ne connaît pas non plus les pires conditions d'existence qui soient, se permet de contredire tout ce qu'ils défendent habituellement, parce que là, il ne s'agit plus de bien passer aux yeux des autres, mais de défendre son bout de gras. Un peu d'intégrité, assumons-nous, et apprenons-nous à nous respecter mutuellement.

*** Rien n'a été filtré, tout est là. EW***

L.

Le but d'un examen n'est pas de valider, mais d'évaluer. Je pense que les correcteurs auront l'intelligence de noter en fonction de la difficulté aussi. On dirait que les élèves considèrent que les procédures d'admission (concours ou autres) étaient tellement dures qu'elles étaient une fin en soi, et que finalement les partiels n'étaient là que pour nous confirmer qu'on était bien l'"élite" en nous accordant 18 à tous. Mais la vraie "élite" elle n'est pas née en septembre 2008, elle apparaîtra en 2013 une fois qu'on aura eut des examens difficiles, de ce type, qui auront éprouvé nos capacités intellectuelles, pas simplement les conforter tous les six mois.
Et j'écris en tant qu' élève qui n'est même pas sur de valider, je précise. Il faut un peu arrêter de toujours rejeter la faute sur le système, les profs etc, et garder un minimum d'objectivité. Et surtout de respect par rapport aux professeurs car si certains ont critiqué avec humour d'autres ont vraiment été trop loin.

Dédé le fermier

Je pense que t'as raison Etienne sur toute la ligne...Il y en a marre de ces premières années que ne font que de se plaindre! L'hypothèse du fermier qui regarde les taux de la BCE pour gérer son exploitation me fait beaucoup rire... A quand à "one man show" avec une blagounette sur Bernard Thibault lisant le Nordhaus/Samuelson?

Lamentable

Franchement j'ai honte de la promo et de ce qu'elle est en train de faire. Un tel lynchage est tout simplement inacceptable. Un galop d'essai trop facile, un partiel trop dur. Vous n'avez pas compris qu'à sciences po, on ne vous demande pas d'apprendre votre cours et de le reccracher sur une copie. N'importe qui peut faire ça, vous n'auriez aucun mérite à le faire. C'est justement toute la différence entre l'induction économique dont parlait le professeur Wasmer et les exercices du galop où il suffisait de tout savoir par coeur pour avoir le maximum des points. Si le galop avait pour but de vérifier si vous aviez appris votre cours, le partiel avait pour objectif de vérifier si vous l'aviez compris. Et on peut constater que la plupart de nous, moi y compris, ne l'avions pas compris. Que faut-il faire maintenant? Retourner voir le cours, essayer de le comprendre à l'aide des manuels (samuelson and co). Si vous n'aviez pas compris, vous n'aviez qu'à poser des questions au professeur, toujours disponible à la fin du cours, ou à vos maîtres de conf.Monsieur Wasmer, vous bénéficiez de toute mon admiration et merci de tout ce que vous m'avez appris.

PS: math/pas math, le professeur Latour ne serait pas très heureux de voir ce débat, lui qui depuis le début de l'année cherche à nous démontrer que sciences et politique ne sont pas opposés...
Autre point: beaucoup d'entre nous ont de grandes ambitions pour l'avenir, notamment de travailler dans de grandes entreprises. Si vous continuez comme ça à vous plaindre sans cesse et si vous vous montrez complétement hostile aux math, beaucoup ont surévalué leurs objectifs.

Chloé T

Bonjour Monsieur Wasmer,
j'aurai simplement souhaité répondre à tous les commentaires prétendants faire de Sciences Po une "école des sciences sociales", pour "élève à profil littéraire"... C'est à désespérer... N'avez vous donc rien retenu des cours d'Humanités scientifiques, qui ont consisté pendant près de 6 mois à essayer de vous désiniber, à vous faire comprendre que cette distinction "nature culture" n'a tout simplement aucun sens? Comment pouvez vous prétendre être les "politiciens de demain" si vous continuez à penser que le domaine des sciences ne vous regarde pas, si vous persistez à vouloir éviter de les affronter?
Irez vous vous plaindre à vos futurs partenaires de la trop forte teneur en mathématiques d'un accord économique?
c'est à en rendre fou le Professeur Latour...

Lulu

Sciences Po ou l'art de vouloir placer son trait d'esprit à tout prix...

inutile

http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2009/02/05/04004-20090205ARTFIG00613-la-bce-garde-ses-taux-inchanges8230-pour-l-instant-.php

Je m'étais pourtant attachée à mon cochon, mais à ce rythme là, ça sent la fin...
C'est étrange, mon cochon a beau s'égosiller: "M. Trichet, baisse les taux" rien à faire, c'est tout comme si ledit M. Trichet avait de la cire dans les oreilles...

Marion

A inutile: mais non, voyons, il n'est pas sourd, mais il dit que le mois de février (il avait dit ça en janvier) ne compte pas et que la prochaine décision prise le sera quand il aura de nouvelles données, au mois de mars. Donc, je ne suis pas spécialiste, mais pense que les baisses peuvent peut être reprendre à ce moment et qu'il s'est agi d'une pause (j'ignore, je n'ai pas lu la déclaration de ce jeudi à l'heure où j'écris...) Et puis, on dit toujours "Trichet baisse" ou "ne baisse pas", mais tout de même, il ne faudrait peut être pas oublier que le conseil des gouverneurs est composé de pas moins de 22 personnes, ce qui rend cette personnalisation un peu étrange.

Enfin bon, surtout, étant tombée sur un intéressant débat concernant les maths, l'infortunée littéraire que je suis (7% seulement? S'agit-il d'une vraie statistique?? Cela nous met presque dans la situation d'une minorité opprimée à ce niveau), qui a des bases, mais pas la formation nécessaire pour s'y connaître sur ce genre de choses, voudrait quelques infirmations sur un sujet qu'elle a la malchance et le handicap d'ignorer: les logarithmes népériens. En effet, l'année dernière, dans un de mes cours, une enseignante a dû y recourir pour résoudre un problème , et tous les autre étudiants connaissaient les logarithmes mais pas moi, ce qui est frustrant voire presque humiliant et, depuis un an, je cherche inlassablement une personne compétente en maths pour m'expliquer ce concept. Je sais déjà ce qu'est un logarithme népérien en soi (facile, il suffit d'un dictionnaire encyclopédique): il s'agit de l'exposant que l'on affecte à un nombre ou base, qui est dans le cas des logarithmes népériens une constante, ce qui fait que chaque nombre a SON logarithme népérien, pour obtenir un autre nombre. Ainsi, le logarithme népérien de 2 est le nombre X tel que la base puissance N soit égale à deux (crois que s'écrit plutôt: tel que e puissance n = 2 car la base constante serait notée N d'après ce que j'ai vu). Mais con concrètement, comment les utilise-t-on?
Ainsi,dans une situation dans laquelle une population est multipliée chaque année par X et où nous voulons savoir au bout de combien de temps cette population aura doublée (oui, nous avions travaillé sur Malthus....), il faut recourir au logarithme népérien pour trouver la solution, mais quelle est la formule qui le permet?
Ou, plus économique: mon placement me rapporte 5% par an, au bout de combien de temps ma mise initiale aura-t-elle augmentée de ....disons 30%?
Donc, voilà, la pauvre fille issue de L que je suis vous serait très reconnaissante de lui communiquer la formule adpatée à ces types de situations parce que l'ignorance provoque un tel sentiment d'infériorité que je voudrais vraiment connaître au moins ceci. Je me suis d'ailleurs promis à moi-même d'apprendre cela à la fin de l'année scolaire (je ferais mieux de dire comme notre cher Jean-Claude Trichet " we are never pre-committed" plutôt que de m'engager avec ce genre de promesses impossibles à tenir et ridicules)
Alors, voilà, si vous vouliez faire preuve de bonne volonté je vous remercie d'avance et vous m'aideriez à me sentir moins idiote....
PS: Bien triste, si les partiels de l'année dernière étaient trop facile (il y a une certaine vérité là dedans...), ceux qui les ont bien réussi n'ont plus qu'à se sentir bien idiots et nuls...
PPS: L'année dernière, humiliée d'être là encore la seule à ignorer ce que c'était (enfin, si, ce sont des variations, sur une courbe cela correspond au coefficient directeur en un point, cela je l'ai compris dès le premier cours, mais sans connaitre de formules, on est bien avancé, comme pour les logarithmes!), j'ai cherché des formules de dérivées. Donc, la dérivée de x puissance 5, c'est bien 5 x puissance 4? N'est ce pas??

Etienne Wasmer

Marion, bravo! La dérivée est correcte. Et je ne crois pas que l'examen de l'an dernier était facile: il avait moins de maths, mais il n'était pas facile. Et je ne dis pas cela parce que mon blog est pas mal lu par ces CSP+++ qui recrutent à ScPo. Entre la polémique et Rue89 qui a repris le dessein de Madoff, on a tourné à 2500 visites par jours pendant quelques jours. Pour le log (népérien, ln), deux possibilités: soit vous prenez votre calculatrice et constatez que ln 1 = 0, ln 2=0.69.., ln (1/2)=-0.69... ln (3)=1.10, ln(1/3)=-1.10, etc... et à partir de là vous redémontrez toutes les propriétés de cette fascinante fonction, soit vous vous dites que c'est l'inverse de la fonction exponentielle (comprendre, si y=ln(x), x=exp(y)=e^y où e est justement le nombre entre 2 et 3 qui permet de rendre ln(e)=1. Car si ln(e)=1, c'est bien que e^1=e, non? Allez, petit rappel, je crois que vous aviez commenté cela d'ailleurs. http://ew-econ.typepad.fr/mon_weblog/2007/10/preuve-de-lexis.html

Marion

Exact, je me rappelle très bien!Ce qui m'étonne est que vous vous en souveniez.
J'ai en effet aussi lu que e était proche de 2 (environ 2,6) dans mon fameux article de dictionnaire, mais vu la manière dont vous le présentez, ce doit être un.... irrationnel, c'est cela? Et c'est en effet ce que l'on dit communément qu'il s'agit de l'inverse d'une exponentielle.
Merci beaucoup, et je relis l'article de ce pas...mais.... et pour mes problèmes de taux et de population? N'existe-t-il pas une formule faisant intervenir un ln qui permet de retrouver... comment dire .... dans une suite géométrique le nombre de multiplications successives par la raison pour atteindre une valeur déterminée? Si oui et si ce n'est trop exiger, j'aimerais la connaître.
Et merci de la rapidité de votre réponse

Pour votre problème sur Malthus, il vous manque simplement la mise en équation. Vous voulez savoir, si une population est multipliée par X chaque année, quel nombre n d'années est nécessaire à faire doubler la population.
Cela correspond à l'équation:

X puissance n = 2
qu'on notera: X^n = 2

Là, on prend le logarithme népérien des deux membres(càd X^n d'une part et 2 d'autre part).

ln(X^n) = ln(2)

Là, par une formule qui ne s'invente pas et que vous ne pouviez pas connaître, on arrive à ça:

n ln(X) = ln(2)

Si vous voulez en avoir l'intuition, il faut comprendre le logarithme comme un zoom: chaque fois que vous multipliez la taille de votre zoom par X, le curseur qui vous permet de le fixer se décale de ln(X). Quand vous avez répété cela n fois, vous multiplié la taille par X^n, et le curseur s'est décalé de n fois ce qu'il se décale pour un seul zoom, donc n fois ln(X).
Donc n ln(X) = ln(X^n).

Je ne sais pas si c'est très clair, mais c'est le mieux que je puisse faire. La pédagogie du ln est très stérile.

Donc on arrive à:

n ln(X) = ln(2)

d'où:

n = ln(2) / ln(X).

Je vous laisse résoudre vous-même votre problème économique, sachant que l'équation sera:

1,05^n = 1,3

(augmentation de 5% par an pendant n ans, pour arriver à une augmentation de 30%).

Si vous trouvez 5,38, c'est bon.

Ah, et au sujet du galop (oui je suis en 1A): j'ai eu l'heur de le réussir à peu près, mais j'ai une suggestion à faire sur les questions "d'intuition économique". Je me demandais s'il ne vaudrait pas mieux les mettre AVANT les questions plus mathématiques, pour deux raisons:

1) Quand on a réussi les questions mathématiques, comme moi, on se demande vraiment pourquoi on nous demande d'expliquer approximativement ce qu'on vient de démontrer mathématiquement. On a l'impression d'une tautologie, et j'ai bien peur d'avoir du coup répondu de travers.

2)Pour l'immense (en tout cas bruyante) majorité de ceux qui ont eu des difficultés, ne serait-il pas préférable qu'une réussite à ces questions faites avant la partie mathématique leur permettre de savoir quel résultat (du moins quelle échelle de résultat) ils doivent trouver par le calcul, plutôt que de leur demander a posteriori de raisonner économiquement sur un résultat que, justement, ils n'ont pas trouvé.

M. Wasmer, merci pour ce semestre. Votre cours n'est nullement en cause (il est clair et passionnant, et donnait tous les outils nécessaires) et la plupart des élèves ici sont de bonne foi, mais il y a eu un problème de communication dans le triangle prof-conférenciers-élèves.

marion

Merci cher 1A!Je vais me la noter cette formule!Vous devriez ouvrir un soutien pour ex-littéraires...

inutile (bis)

Oula, il est bien actif se fil aux commentaires "bloqués"...
C'est d'ailleurs parce que je pensais qu'il ne passerait pas que je me suis permis mon premier commentaire inutile (suivi de ce 2e) en clin d'oeil au cours de M. Wasmer.
Mais rassurons les lecteurs de ce blog (les CSP+++ et les autres) en économie nous n'avons pas seulement parlé de tennis, de poules, de cochons et de jardinage (on a aussi parler de bière et de cinéma) mais nous avons aussi calculé des revenus marginaux de monopoles, étudié des équilibres de Nash et des duopoles de Cournot!
Sinon, @ marion: oui, j'avais vu que M. Trichet n'excluait pas de poursuivre les baisses (c'était dans l'article de mon précédent commentaire) mais c'est trop tard, mon cochon est mort hier, assassiné par un ln enragé. Mais je ne m'inquiète pas maintenant que je sais que e^iπ+1=0 donc que Dieu existe... Au fait, cette 3A se fera -t- elle dans un pays scandinave finalement?

Hors sujet: pour les étudiants qui blâment les anonymes: on peut lever l'anonymat si vous voulez, moi c'est Claire (Bénard pour être précise) et très franchement, je ne me sens pas moins anonyme maintenant...

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